Louis Hébert
Apothicaire de France, né en France, mort a Québec le 25 Janvier 1627
à la suite d'une chûte.
Première famille établie à Québec en 1617. Hébert reçut en 1626,
la confirmation d'un octroi de terre à lui fait, en 1623.
Dans sa demande, en 1623, au Duc de Ventadour, il dit que
pour l'avancement du pays, il avait vendu tous ses biens à Paris,
ayant quitté ses parents et amis pour donner le commencement à une
colonie chrétienne.
La colonie éprouva une perte réelle, par la mort de Louis Hébert,
qui après Champlain, avait pris la plus grande part à l'établisement
de Québec, et à l'avancement de la Nouvelle France. "Ca été,
dit Champlain, le premier chef de famille résidant au pays qui vivait
de ce qu'il cultivait." (Ferland p.220)
On enterra solennellement le corps de Louis Hébert dans le cimetière
des Récolets, au Couvent de St. Charles. Le terrain ayant été
bouleversé, plus tard, on trouva ses ossements, renfermés dans un
cerceuil de cèdre. En 1678, le Père Valetin LeRoux, Supérieur des
Récolets. les fit transporter dans la cave de l'église de ces
Religieux, à la Haute Ville de Québec. (Lecler T II P128)
Le terrain des Récollets de la Haute-Ville n'avait été donné
que le 28 mai 1681, et la chapelle se fut batîe q'en 1682.
D'après M. Laverdière, la maison d'Hébert était dans le jardin
du Séminaire de Québec. On à trouvé, en 1866, le solage de cette
maison, près de la porte du jardin, dans la grande allée.
La maison d'Hébert fut le premier bâtiment élevé à la Haute-Ville.
Elle devait être entre la rue Ste Famille et la rue Couillard.
(Ferland t I p. 190)
Hébert compte, parmi ses nombreux descendants, quelques unes des plus
illustres familles du Canada: Joliet, Delery, DeRamesay,
D'Eschambault, Fournier, Mgr Taschereau, archevêque de Québec,
les archevêque et évêque Blanchet, de L'Orégan, et Mgr Taché de la
Rivière-Rouge.
Sa femme, Marie Rollet épouse, le 16 mai 1629, Guillaume Hubou.
Marie Rollet
Arriva au Canada en 1617 avec Louis Hébert. Elle prenait soin des
malades et se concernait à l'éducation des enfants sauvages.
En 1627 elle receva une bandes de sauvages et leur donna un grand repas.
Son nom apparaît souvent comme marraine au batêmes des sauvages convertis.
Elle demeura a Québec avec sa famille après l'arrivée des
Anglais et elle cultivait entres les sauvages les souvenirs
de l'amitiée des français.
(extrait du Dictionnaire Tanguay p. 301)
Nicolas Bélanger
Saint-Thomas-de-Touques, évêché de Lisieux, en Normandie, est
l'endroit natale de Nicolas Bélanger, l'un de vos ancêtres.
C'est vers 1659 que Nicolas Bélanger vint s'établir sur la côte de Beauport.
Le 12 novembre de cette année-là, il passait son contrat de mariage
avec Marie de Rainville, fille de Paul et de Rolline Poète.
Le mariage eut lieu le 12 janvier 1660. Le nouveau couple s'établit
à Beauport et devait y passer toute sa vie.
L'année suivante Nicolas Bélanger acheta de Paul de Rainville
une terre d'un arpent de front située près du village de Gargy.
Une autre concession lui fut accordée par Joseph Giffard,
seigneur de Beauport, le 24 janvier 1673, devant le notaire Vachon.
Le seigneur de Beauport lui donnait un arpent et soixante-et-onze
perches de terre.
D'après l'inventaire de ses biens fait après son décès,
il semble bien que Nicolas Bélanger ait poessédé une autre terre
plus considérable dans le village Saint- Michel, à Beauport.
Cette terre avait quatre arpents de front.
Il est intéressant de noter qu'au recensement de 1666, votre ancêtre
est désigné comme "habitant saulnier", ce qui signifie que votre
ancêtre était marchand de sel. Quoi qu'il soit, en 1681, lors du
recensement cotre ancêtre avait quarantre-et-un arpents en valeur
sur sa terre, et dix bêtes à cornes, ce qui faisait l'un
des cultivateurs plus prospères de Beauport.
Fait curieux, Nicolas Bélanger porta parfois le surnom de Catherine
et le prénom de Michel; toutefois son nom ne s'est transmis.
Nicolas Bélanger et son cousin François Bélanger sont les ancêtres de
presque tous les Bélangers au Canada. La postérité de Nicolas
se trouve dans le district de Québec, bien que certaines branches
aient émigré ici et là à travers le pays.
Philippe Amyot
Originaire de l'Evêcher de Soissons, Philippe Amyot passa au Canada
dans le courant de l'été de 1635. Il était accompagné de sa femme,
Anne Convent, et de ses deux fils Jean et Mathieu.
Le 26 Août 1636, il faisait baptiser un autre garçon, Charles à Québec.
Trois ans après, Philippe Amyot mourut. Il n'avait passé que quatres ans
en Nouvelle France, mais celà lui avait suffi pour implanter solidement
sur la terre canadienne grâce à ses deux fils Mathieu et Charles,
un nom qui est porté aujourd'hui par des millers de ses descendants.
Mathieu Amyot, était un homme décidé et entreprenant. Tour à tour,
il se fit octroyer des concessions aux Trois-Rivières, à Sillery,
puis dans la région de Québec. C'est même de cette dernière concession
qu'il tira son nom de "Villeneuve", car cette terre était située
"au dessus de la pointe vulgairement appelée pointe Villeneuve".
A ce régime, Mathieu Amyot devint bientôt l'un des principaux
habitants de la colonie.
L'intendant Jean Talon fit donc pour lui une demande d'anoblissement.
Les lettres de noblesse furent octroyées par Louis XIV en 1668,
mais malheureusement Mathieu Amyot oublia de les faire enregistrer
au Conseil Souverain de la Nouvelle- France, si bien qu'elles
n'eurent aucune valeur. Bien qu'anobli, Mathieu Amyot ne fut donc
jamais réellement noble. In mourut le 18 décembre 1688.
Son frère, Charles, de dix ans plus jeune, commença àvoyager à l'âge
de 14 ans avec les missionnaires.
Bien que marchand résidant dans la Basse-Ville de Québec, il reçu
lui aussi plusieurs concessions de terres. L'importance qu'il prit
dans la vie québecoise le classa bientôt parmi les notables de la ville.
Malheureusement Charles Amyot fut enlevé trop jeune. Il mourut
en effet le 10 décembre 1669, soit neuf ans selement après son marriage.
Mathieu Amyot
Dit Villeneuve, donné, interpreteur, Seigneur. Reçu une terre en 1649
du Gouverneur Louis D'Ailleboust à Trois-Rivières et en 1661
une terre à Sillery donnée par les Jésuites. Le 6 septembre 1669,
il reçu de Jean Juchereau de Maur une propriété sur la Pointe Villeneuve.
En 1685 il reçu, de Jean Talon, un fief et Seigneurie à la Pointe
aux Bouleaux. Il receva aussi des lettres de Nobilitées du Roi,
mais il les perdait en 1669 parcequ'il ne les avait pas enregistrées.